Bio

Tout a commencé un jour d'hiver quand mon fils qui avait 14 ans à l'époque me ramena une 125 LT récupérée dans le garage d'un de ses copains, dans un triste état. D'apparence coursifiée, elle avait subi les derniers outrages. Carénée style "Coupe", bulle cassée, tapis de selle poly déchiré, tambours peints en noir avec leurs flasques percésde gros trous, bracelets trop courts, carter moteur coté chaine scié, fils électriques pendants, jantes peintes en noir. J'en passe et des bien pires. Mais malgré tout, elle avait son carton gris remontant au propriétaire n-2.

Evidement la tentation de faire tourner aussitôt le moteur fut trop grande. Comme prévu, rien ne se passsa même après des kilomètres de poussette.Le moteur arrivait même à chauffer sans la moindre explosion !. Le diagnostic fut rapidement établi : pas d'allumage à gauche, boitier CDI HS, pas d'allumage à droite fil de capteur coupé. Oui parce qu'en 1970, on montait déjà depuis 3 ans des allumages électroniques chez nous môssieur. Les ennuis allant de pair avec cette technologie naissante.

Bref une fois le nécessaire fait, elle accepta de tousser puis de prendre des tours mais avec une voix éraillée loin du doux bruit métallique accompagné de son concert de cliquetis typique du 2 temps, . Bon. On ouvre. Gasp ! l'a dut tourner au sable plutôt qu'à l'essence plombée (quelle belle époque) cette machine. Les carters étaient en effet plein de bon sable pure silice, le lubrifiant le plus haï des roulements. Bon et ben faut mettre des 6304 2RSC3 1N neufs et puis des spi blablablablzablablabla

Et c'est ainsi que vint au monde un nouveau collectionneur, attaché à vie les circonstances aidant, à la Motobécane (et aussi à Motoconfort soyons larges d'esprit). Quelques années plus tard, le garage est plein de filles de Pantin ancêtres d'avant guere ou leurs ultimes descendantes des années 70.

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